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La place de l'économie informelle en Afrique

L’économie informelle s’oppose au secteur « formel », régulé par les autorités publiques, taxé et contrôlé.

En Afrique, l’économie informelle occupe cependant une place prépondérante, ce qui constitue une des nombreuses spécificités du continent.

La distinction entre économie « formelle » et « informelle »

L’économie africaine, et notamment subsaharienne, s’accorde assez mal du formalisme occidental en matière de réglementation commerciale, juridique et fiscale.

L'université de Dakar apres étude a ainsi proposé une distinction toute en nuances de l’économie informelle, basée sur 6 critères : statut fiscal, accès au crédit, fixité du lieu d’exercice, sincérité des comptes, enregistrement auprès des autorités compétentes, taille de l’activité.

Une typologie reprise par le Bureau International du Travail, qui estime que le secteur informel fournit 72% des emplois en Afrique subsaharienne, et serait actuellement à l’origine de plus de 93% des nouveaux emplois créés.

A titre de comparaison, le secteur formel n’emploierait que 10% des actifs du continent africain.

Une véritable économie parallèle, qui fait vivre les classes les plus pauvres, dans des secteurs à l’instar de l’artisanat, du petit commerce, de la pêche, etc.

L’essor de l’économie informelle peut en effet s’expliquer par la faiblesse et l’incertitude du revenu moyen dans certains pays du continent, où la fracture s’avère énorme avec les professions les plus réglementées, dans la santé, l’administration, l’enseignement ou encore l’assurance.

Le « cercle vicieux » de l’économie informelle

Pour Pierre Jacquet, président de Global Development Network, le coût de l’évasion fiscale représenta a minima 3 % à 10 % du produit intérieur brut (PIB).

Soupape de sécurité contre la pauvreté et l’extrême précarité, l’économie informelle représente également une menace pour la croissance des pays les plus pauvres.

Les sommes brassées par les acteurs du secteur informel sont en effet rarement réinvesties dans l’économie légitime, ce qui ne saurait constituer une source pérenne de revenus et de productivité.

Pour sortir de ce cercle vicieux, les pouvoirs publics encouragent la formalisation de l’économie, à travers un accès à des services publics plus performants, et l’application de règles claires, à l’instar des directives de l'Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Pour autant, la transition s’annonce encore difficile, au vu de l’ampleur de l’économie parallèle en Afrique et de son ancrage dans les mœurs des populations les plus défavorisées.
 
 

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