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La production de Riz en Afrique focus sur le Sénégal

Le riz avec une production mondiale d’environ 500 Mt, fait partie des quatre grandes cultures mondiales avec le Soja, le blé et le maïs.

Depuis le riz s’est imposé comme un aliment de base sur le continent africain, notamment en Afrique de l’ouest (Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée) avec une production annuelle de 10 Mt.

L’objectif pour ses pays étant l’autosuffisance alimentaire, afin de réduire les importations et ne plus subir les variations des marchés notamment asiatique.

Avec une production totale de 31 Mt, le continent africain continue sa progression, avec l’aide des programmes d'aide mis en place par les pouvoirs publics des états et l’investissement privé.

Pour exemple, le Sénégal depuis la crise de 2008, où le sac de 50 kg était passé de 8 000 Fcfa (12€) à plus de 20 000 Fcfa (30€) et avec le soutien du PRACAS, programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise, a fait progresser sa production de riz de près de 7% sur ± 150 000 ha en 2017. La consommation annuelle dépasse 1.5 Mt et les importations sont toujours présentes et représentent ± 70% du riz consommé et avec 90 kg par an et par habitant en fait le plus gros consommateur de riz du continent.

Le nord du pays où le fleuve Sénégal permet l’irrigation, où d’autres pays sont tributaires des pluies annuelles, fait de cette région le grenier du pays où l’on retrouve toutes les grandes cultures, sucre, tomate, laitue, aubergine, melon, carottes etc..

Avec une forte dépendance aux exportations, le Sénégal avait lancé en 2008 le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), avec pour objectif une autosuffisante d’ici à 2012. Après le changement de gouvernance, le "nouveau Pnar" prévoyait une atteinte à 2017, ainsi la production à atteint ± 450 Mt et permet de couvrir ± 57 % des besoins.

Compte tenu de ces résultats, le gouvernement Sénégalais envisage un développement et une production d’ici à 2020 de 800 Mt.

Une forte incitation à la consommation du riz local progresse au profit du riz importé, une plus grande utilisation des installations de transformations, (24 unités de transformations se sont installées entre 2014 et 2018 dans la région nord de Saint Louis – Richard Toll, 36 sont présentes dans tout le pays) couplé à des mesures gouvernementales avec la SAED et la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) et un crédit de 10 Md Fcfa (15 M€) pour les producteurs.

Les Grands groupes industriels souffrent du manque de matière première à transformer, car plus de 400 unités de transformations artisanales transforment ± 70% de la production nationale.

Etant donné que la majorité des importations de riz est de la brisure, l’état incite les usines de transformations à produire plus de brisure, donc à dégrader la qualité du riz, c’est également un moyen de réduire les importations et d’augmenter la consommation locale.

En 2008 le Sénégal lançait la Grande offensive pour la nourriture et l'abondance (GOANA), 10 ans plus tard les efforts portent déjà leurs fruits

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